A
s. m.
- La première lettre de notre alphabet, et la première des voyelles. La lettre A. Un grand A. Un petit a. Un A majuscule. Un a romain. Un a italique. Des a mal formés. La voyelle A. A est long dans Blâme. A est bref dans Glace. A, dans les mots Casuel, basilique, larron, etc., a un son intermédiaire. A ne se prononce pas dans quelques mots, tels que Août, taon, etc.
- Une panse d'a, La première partie d'un petit a, dans l'écriture ordinaire.
- Prov., N'avoir pas fait une panse d'a, N'avoir rien écrit, rien copié, de ce qu'on devait écrire, copier ; et, figurément, N'avoir rien composé, n'être point auteur. Depuis deux jours, mon copiste n'a pas fait une panse d'a. Cet homme n'a fait de sa vie une panse d'a.
- Prov. et fig., Il n'en a pas fait, il n'y a pas fait une panse d'a, se dit De quelqu'un qui veut composer un ouvrage, mais qui n'y a pas encore travaillé, ou qui n'a aucune part à un ouvrage d'esprit qu'il s'attribue ou qu'on lui attribue. Il laisse croire que cet ouvrage est de lui ; mais il n'en a pas fait une panse d'a, il n'y a pas fait une panse d'a.
- Fam., Ne savoir ni A ni B, Ne savoir pas lire ; et, figurément, Être fort ignorant.
- Fam., N'en être qu'à l'A b c ; renvoyer quelqu'un à l'A b c ; etc. Voyez A B C.
- À. préposition. Il se place devant différentes parties du discours, et sert proprement à marquer Tendance ou direction vers un lieu, vers un terme ou un objet quelconque. (Lorsqu'il précède l'article masculin suivi d'une consonne, on le contracte en au, pour à le ; et lorsqu'il précède l'article pluriel des deux genres, on le contracte en aux, pour à les.) Aller à Rome, à l'église, à l'armée. Marcher à l'autel. Arriver à bord. Il vient à nous. Envoyer à l'école. Tourner à droite, à gauche. Retourner à la ville. Rentrer au logis. Voyage à Naples, à la campagne. La route de Paris à Versailles. Monter à cheval. Mettre pied à terre. S'élancer au plus fort de la mêlée. Revenir à la charge. Se mêler à la foule. Conduire un homme au supplice, à la mort. Attacher à la muraille. Atteler à la charrue. Tendre les mains au ciel. Se prosterner aux genoux de quelqu'un. Jeter au feu. Tirer au blanc. Atteindre au but. Quelquefois on l'unit à la préposition jusque, qui marque plus précisément le terme ou le but. J'irai jusqu'à tel endroit.
- Il s'emploie, par extension, devant les mots qui indiquent Le terme, ou le but, la fin d'une action quelconque. --- Devant les substantifs : Écrire à son ami. Parler à son père. Obéir aux lois. L'obéissance, la soumission aux lois. Renvoyer une affaire au lendemain. Remettre une cause à huitaine. Travailler aux mines. Atteindre à la perfection. En venir à des injures, à des reproches. Condamner à une peine. Pousser à bout. Réduire au tiers, au quart, à la moitié. Servir à tel usage. Tirer à sa fin. Tourner à la louange, à la honte, à l'avantage de quelqu'un. Toutes nos actions doivent tendre à la gloire de Dieu, à la plus grande gloire de Dieu. Boire à la santé de quelqu'un. --- Devant les infinitifs : Il demande à sortir. Il aime à lire et à écrire. Il vise, il tend à vous supplanter. Il aspire à vous plaire. Je parvins à le persuader. Quel empressement à le servir ! Il s'est abaissé à le prier, jusqu'à le prier. Elle s'est emportée à lui dire, jusqu'à lui dire que... Tous s'accordent à le louer. Je me décidai à partir. Répugner à faire une chose. J'aviserai à le faire. Inviter à dîner. Obliger à payer, à fuir, etc. (Nous avons rejeté à la fin de cet article quelques emplois particuliers de l'infinitif avec la préposition À.)
- Il s'emploie particulièrement devant le régime ou complément indirect des verbes transitifs, pour marquer de même Le terme, la fin de l'action que le verbe exprime. Donner une bague à quelqu'un. J'ai prêté ce livre à mon frère. Enseigner la géographie à un enfant. Dire un mot, faire un salut à quelqu'un. S'appliquer, s'adonner à l'étude. Adressez-vous à lui.
- C'est pour cela que des verbes qui semblent désigner un rapport tout opposé à celui de tendance, de direction vers un but, qui expriment au contraire extraction, séparation, sont cependant suivis de la préposition À, qui précède leur régime ou complément indirect. Arracher une dent à quelqu'un. Ôter à quelqu'un ses vêtements. Se soustraire au danger, au châtiment. Etc.
- Dans certaines phrases elliptiques, la préposition À marque Consécration, dédicace, envoi à une personne. À Dieu très-bon et très-grand. Aux dieux lares. Au Dieu inconnu. Aux grands hommes la patrie reconnaissante. Un tel à un tel, salut. Hymne à Vénus. Épître de Boileau à Molière, à Racine.
- On doit rapporter à cet emploi de la préposition À La suscription ou l'adresse ordinaire des lettres missives : À Monsieur N. ; À Madame...
- Dans quelques autres phrases elliptiques, analogues aux précédentes, la même préposition marque Une louange ou un blâme, une sorte de voeu pour ou contre quelqu'un ou quelque chose. Honneur aux braves ! Gloire à Dieu dans le ciel, et paix sur la terre aux hommes qui veulent le bien ! Malheur aux vaincus ! Haine à la tyrannie ! Honte à la bassesse, à la lâcheté !
- Quelques verbes se construisent, devant l'infinitif, tantôt avec la préposition À, tantôt avec la préposition De ; mais dans des sens un peu différents.
- Commencer à, désigne une action qui aura du progrès, de l'accroissement. Le jour commence à luire. Il commence à pleuvoir. Cet enfant commence à parler.
- Commencer de, désigne une action qui aura de la durée. Lorsque cet orateur commença de parler, il s'éleva dans l'auditoire un murmure favorable. Quand le tonnerre commence de gronder, il faut s'attendre à un orage.
- Continuer à, suppose une action commencée, et que l'on continue. Je vais continuer à écrire ma lettre. Nous allons continuer à jouer.
- Continuer de, désigne une action répétée par intervalles, et qu'on a l'habitude de faire. Mon frère continue de jouer. Je ne continuerai pas longtemps de voir cet homme-là.
- Nous nous bornerons à ces exemples. C'est aux grammaires d'indiquer, plus en détail, avec quels verbes on emploie tantôt À et tantôt De, et comment l'une ou l'autre de ces prépositions détermine le sens du verbe.
- La préposition À est encore susceptible de beaucoup d'autres emplois, où sa valeur primitive est très-diversement modifiée, et quelquefois même assez altérée pour qu'il soit difficile de la reconnaître. Nous exposerons les plus remarquables.
- À, s'emploie lorsqu'on veut marquer Distance, intervalle. De Paris à Genève il y a tant de lieues. Être vêtu de noir de la tête aux pieds. Travailler du matin au soir. Ce changement s'opéra du jour au lendemain. À trois jours de là je le rencontrai de nouveau. À deux mois de date. À dix jours de vue.
- Il s'emploie aussi lorsqu'on veut marquer Relation entre les personnes ou les choses. De marchand à marchand il n'y a que la main. De vous à moi. De nation à nation. Un est à deux comme deux est à quatre. Du tout au tout. Vivre de pair à compagnon. Traiter quelqu'un de Turc à More. Vendre de gré à gré.
- À, sert en outre à marquer Situation ou position relative, c'est-à-dire, à déterminer Le lieu, l'endroit où est quelque chose, où s'exécute une action. Sa maison est au faubourg Saint-Germain. Nous étions à la portée du canon. Se tenir à l'entrée du bois, au bord de la rivière. Être à sa place. Demeurer à Paris. Vivre au fond des forêts. Au sein des villes. Manger à l'auberge. Il y avait beaucoup de monde à ce bal, à cette fête. Elle a passé la matinée à l'église. Prendre un bain à la rivière. Être au bal, au jeu, à la parade, etc. Les pièces de terre qui bornent cet héritage au couchant, au levant, etc. Être au-dessus, au-dessous, au bas, au haut, etc. Restez à ses côtés, à côté d'elle. Il est à nos trousses. L'argent à la main. L'épée au côté. Les larmes aux yeux. Le diadème au front. Sentir une douleur au côté. Avoir une blessure à l'épaule, à la cuisse. Marquer au front. Ils se parlaient à l'oreille. Ils se prirent aux cheveux. À chaque arbre il cueillait un fruit. S'arrêter à chaque pas. Se prendre au piége. Être consigné à la porte. Souvent à l'idée de Situation est jointe celle d'Intervalle, comme dans ces phrases : Sa maison est à deux lieues d'ici. Il était à dix pas de nous, à dix pas.
- Elliptiq., Un tel, notaire à Paris, fabricant à Lyon, etc., Établi ou demeurant à Paris, à Lyon, etc.
- Au jeu, à l'escrime, etc., signifient souvent, En termes de jeu, d'escrime, etc. ; ou Lorsqu'il s'agit de jeu, etc.
- À la face, à la vue de l'ennemi, En présence même de l'ennemi. On dit en des sens analogues : Il fut immolé aux yeux de son père. La chose s'est faite au vu de tout le monde. À son nez et à sa barbe. Au grand jour. À la face du soleil. Coucher à la belle étoile. Le vaisseau était à vue de terre.
- À, s'emploie dans quelques locutions elliptiques servant à désigner L'enseigne d'une hôtellerie, d'un magasin, etc. Au Cheval blanc. Au Veau qui tette. À la Boule d'or. À l'Y grec. Au Gagne-petit. Etc.
- Il sert quelquefois à désigner L'institution, l'établissement auquel une personne est attachée. Conseiller à la cour de cassation. Avocat à la cour royale de Paris. Commis au ministère de la guerre. Etc.
- À, s'emploie aussi lorsqu'on veut indiquer Le temps, l'époque, la circonstance de temps. Au commencement de l'été. À la fin du mois. Au jour indiqué. À l'aube du jour. Au matin. Au soir. Au coucher du soleil. Se lever à six heures. Déjeuner à midi. Rentrer à heure indue. Nous arrivâmes à la même heure. Je l'attends à tout moment, à toute heure. À l'heure qu'il est. Tout à l'heure. À présent. Au temps où nous sommes. Il mourut à l'âge de quatorze ans, à quatorze ans. Il fut tué au siége de telle place. Je le ferai à mon premier loisir. On l'accueillit fort bien à son arrivée. À l'instant où j'allais sortir, il vint chez moi. On dit elliptiquement, dans un sens analogue, À une personne que l'on quitte, À demain, à ce soir, à dimanche, etc., Nous nous reverrons demain, ce soir, dimanche, etc.
- Il se dit particulièrement D'une circonstance, d'un événement, etc., qui détermine immédiatement quelque action. À ma mort, il héritera de cette maison. Au premier coup de canon, la ville capitula. À la troisième sommation, ils se retirèrent. Partir au premier signal. On accourut à ses cris. Au moindre geste, vous êtes mort. À ces mots, il rougit. À cette nouvelle, il parut déconcerté. À la proposition que je lui fis, je vis sa colère s'évanouir. À cette occasion, je rappellerai que...
- Il sert encore, dans quelques locutions, à marquer Un espace de temps, une durée. Payer au mois. Louer à l'année. Travailler à la journée. Pension à vie. Rente à perpétuité. À jamais. À la vie et à la mort. À la longue, tout s'use.
- À, marque souvent Appartenance, possession. Ce livre est à ma soeur. Cette ferme appartient à mon père. Avoir une maison à soi. Rendez à César ce qui est à César. Il a un style, une manière à lui. C'est un homme de mérite, un ami à moi, que je vous recommande vivement. Pop., La barque à Caron. Quelquefois il forme avec son régime une sorte de pléonasme qui marque plus énergiquement l'idée d'Appartenance. C'est mon opinion, à moi. Sa manie, à lui, c'est de croire que... Votre devoir, à tous, est de lui obéir.
- Dans quelques phrases, il sert à rapporter à son complément l'action exprimée par un verbe qui le précède. Faire prendre les armes à une troupe. C'est bien fait, bien dit, bien pensé à vous. C'est à faire à lui. J'ai ouï dire à votre frère que... On dit de même, C'est modestie à vous, c'est folie à eux, de croire...
- C'est à vous de parler, C'est à vous qu'il appartient, qu'il convient de parler ; et, C'est à vous à parler, Votre tour de parler est venu.
- Je trouve à votre soeur l'air un peu triste, Votre soeur me paraît éprouver quelque tristesse.
- À, s'emploie de même quelquefois pour déterminer son régime ou complément par rapport au nombre. Avoir, louer une maison à deux, à trois. À moi seul je le ferai. À dix que nous étions, pas un ne refusa.
- À, sert en outre, avec son complément, à indiquer L'espèce, la qualité. Canne à sucre. Vache à lait. Pays à pâturages. Homme à systèmes, à projets. Femme à vapeurs. Or à vingt-deux carats. Velours à trois poils. Bas à quatre fils. Manchettes à dentelle. Soupe aux herbes. Glace à la vanille.
- Il indique particulièrement :
- 1° La forme, la structure, ou l'accessoire d'une chose. Clou à crochet. Table à tiroir. Lit à colonnes. Couteau à ressort, à gaîne, à manche d'ivoire. Bague à diamants. Canne à épée. Chandelier à branches. Chapeau à grands bords. Boîte à double fond. Bâton à deux bouts. Chaise à bras. Maison à porte cochère. Instrument à cordes. Montre à répétition. Voiture à deux roues. Les animaux à quatre pieds. Les oiseaux à bec fin. Les plantes à fleurs labiées.
- 2° La destination, l'usage. --- Avec un substantif : Terre à blé. Marché à la volaille. Moulin à farine, à poudre, à papier. Cuiller à pot, à soupe, à café. Pot à l'eau. Bouteille à l'encre. Boîte à thé. Sac à ouvrage. Plat à barbe. Pierre à fusil. Selle à tous chevaux. Voiture à six places. --- Avec un infinitif : Fille à marier. Maître à danser, à chanter. Bois à brûler. Tabac à fumer. Maison à vendre, à louer. Verre à boire. Table à jouer. Chambre à coucher. Fer à repasser. Pierre à aiguiser. On peut rapporter à cette acception les phrases telles que : Prendre quelqu'un à témoin, Invoquer son témoignage ; Prendre à tâche, S'attacher à faire une chose, ne perdre aucune occasion de la faire ; Tenir à honneur, à injure, Regarder comme un honneur, comme une injure ; Etc.
- 3° Ce qui sert spécialement, ce qui est nécessaire à l'emploi d'une machine, d'un instrument, etc. Arme à feu. Fusil à vent. Bateau, machine à vapeur. Moulin à eau, à vent, à bras. Chaise à porteurs. Instrument à vent.
- À, sert en outre à former une infinité de locutions qui marquent La manière d'agir, la manière d'être des personnes ou des choses, les circonstances qui accompagnent un fait. À genoux. À pieds joints. À mains jointes. À bras ouverts. À quatre pattes. À la nage. À tâtons. À reculons. À rebours. À la renverse. À califourchon. À nu. À cru. À la débandade. Au plus vite. À la hâte. À l'improviste. À double carillon. À merveille. À la diable. À la légère. À la volée. À la boule vue. À vue de pays. À tête reposée. À bâtons rompus. À toute force. À toutes mains. À main armée. À brûle-pourpoint. À bout portant. À juste titre. À bon droit. À droit. À tort. À peine. À grand'peine. À propos. Rire à gorge déployée. Répondre à demi-mot. Crier à tue-tête. Parler à haute et intelligible voix. S'habiller à la française. Chanter à l'italienne. Marcher à petit bruit. Brûler à petit feu. S'enfuir à toutes jambes. S'avancer à grands pas. Aller à petites journées. S'éloigner à tire-d'aile. S'élever à ballon perdu. Aller à voiles et à rames. Voyager à pied et à cheval. Galoper à bride abattue, ventre à terre. Se coucher à plat ventre. Se jeter à corps perdu. Se battre à outrance. Boire à l'excès. Il pleut à verse. L'eau s'échappait à gros bouillons. Obtenir à force de prières, de démarches, d'importunités. S'amuser aux dépens de quelqu'un. Frapper à bras raccourci. Poursuivre à coups de pierres, à coups de fusil. Renverser à coups de canon. Passer au fil de l'épée. Fouler aux pieds. Toucher au doigt, Fermer au verrou. Garder à vue. Entrer à la lueur des flambeaux, au son des cloches. S'éloigner à la faveur des ténèbres. Mettre tout à feu et à sang. On les battit à plate couture. Battre du fer à froid. Boire à la glace. Traiter un sujet à fond. Être à jeun, à sec. Prendre au dépourvu. C'est au mieux. Être à billes égales. Un canon chargé à mitraille. Un mur bâti à chaux et à sable. Pigeon à la crapaudine. Veau à la bourgeoise. Anguille à la tartare. Être à couvert, à l'abri, à découvert. Se tenir à l'écart. Des rochers à fleur d'eau.
- D'autres locutions, analogues aux précédentes, indiquent :
- 1° L'instrument dont on se sert pour faire quelque chose. Pêcher à la ligne. Jouer à la paume. Se battre à l'épée, au pistolet. Mesurer à l'aune, au mètre. Dessiner à la plume. Tracer au crayon, au compas. Travailler à l'aiguille. On dit de même, par ellipse, Des bas à l'aiguille, au métier, etc.
- 2° La mesure, le poids, la quantité. Vendre du vin à pot et à pinte. Vendre à la livre. Acheter au cent, à la douzaine. Donner à brassées, à poignées, à pleines mains, etc. --- Les phrases déjà citées, Avancer à grands pas, voyager à petites journées, boire à l'excès, et quelques autres semblables, ont beaucoup d'analogie avec celles de ce paragraphe.
- 3° Le prix, la valeur. Louer un cabriolet à douze francs par jour. Diner à trois francs par tête. Emprunter à gros intérêts. Placer ses fonds à cinq pour cent. Les places sont à six francs. Acheter du drap à vingt francs l'aune. Vendre à bon compte. Donner une marchandise à vil prix, à bon marché, etc. Vivre à peu de frais.
- 4° La disposition morale, l'intention. À plaisir. À regret. À dessein. coeur ouvert. À contre-coeur. Prendre une affaire à coeur. À bonne, à mauvaise intention.
- 5° La cause. Se ruiner au jeu, à jouer. Se tuer à travailler. Mourir à la peine. Bâiller à la lecture d'un mauvais ouvrage. Prendre plaisir à quelque chose. S'endormir au murmure des eaux. S'éveiller au bruit de la tempête. Frémir à l'aspect du danger.
- 6° L'effet, le résultat. Vendre à perte. Blesser à mort. Courir à perdre haleine. Danser à ravir. Cela eut lieu au grand étonnement de toute la ville, aux applaudissements de tous. Au péril de sa vie. Au risque de tout perdre. À peine d'amende. À peine de la vie. On dit plus ordinairement, Sous peine d'amende, de la vie, etc. (Voyez ci-après un emploi particulier de la préposition À placée entre un infinitif et un substantif.)
- Dans plusieurs locutions, la préposition À se trouve précédée et suivie du même mot. Alors elle marque :
- 1° Succession, gradation ;