ABOYER
v. n.
- (Il se conjugue comme Employer.) Japper. Il ne se dit au propre que D'un chien. Un chien qui aboie à la lune. Un chien qui aboie aux voleurs. Un chien qui aboie contre tous les passants. Un chien qui aboie après tout le monde.
- Prov. et fig., Tous les chiens qui aboient ne mordent pas, Les gens qui menacent ne sont pas toujours fort redoutables.
- Prov. et fig., C'est aboyer à la lune, se dit en parlant D'un homme qui crie inutilement contre un plus puissant que lui.
- Fig. et fam., Aboyer après quelque chose, Le désirer, le poursuivre ardemment. Ils sont trois ou quatre qui aboient après cet emploi. Aboyer après une succession. Cette manière de parler vieillit.
- ABOYER, au figuré, signifie aussi, Crier après quelqu'un, le presser, le poursuivre d'une manière importune ; dire du mal, avec acharnement, d'une personne ou d'une chose. Tous ses créanciers aboient après lui. Tous les journaux, tous les critiques aboient après cet auteur, après la pièce nouvelle.
- ABOYÉ, ÉE. participe, Il n'est guère en usage qu'au figuré. Un débiteur aboyé de tous ses créanciers.
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