C
s. m.
- La troisième lettre de l'alphabet, et la deuxième des consonnes. On la nomme Cé, suivant l'appellation ancienne et usuelle, et Ce, suivant la méthode moderne. Un petit c. Un grand C.
- Il se prononce comme le K devant a, o et u, Cabaret, colonne, cuve ; mais devant e et i, il se prononce comme l'S, Ciment,céder ; et on le prononce de la même manière devant a, o, et u, quand il a une cédille au dessous, comme dans les mots Façade, façon, reçu.
- Lorsque C doit se faire entendre devant une consonne, ou à la fin d'un mot, on le prononce comme K : Accès (akcès), Cneïus (Knéius), crédit (krédit), trictrac (triktrak), sec (sek), bloc (blok), du blanc au noir (du blank au noir), etc.
- Voyez, sur la valeur du C joint à l'H, l'article de cette dernière lettre.
C
adv. de lieu
- Ici. On ne l'emploie que dans ces phrases familières, Viens çà, venez çà.
- Çà et là, De côté et d'autre. Il va çà et là. Courir, errer çà et là. Tous les meubles étaient jetés çà et là.
- Fam., Qui çà, qui là, Les uns d'un côté, les autres d'un autre. Ils courent tous qui çà, qui là. Ils dormaient tous qui çà, qui là.
- De-çà. Voyez DEÇÀ.
- Depuis deux mois, depuis deux ans en çà, Depuis deux mois, depuis deux ans jusqu'à présent. Ces locutions ont vieilli, et ne s'employaient qu'en style de palais.
- ÇÀ, est quelquefois une interjection familière, pour exciter et encourager à faire quelque chose. Çà travaillons. Çà allons. Çà montons à cheval. Çà jouons. Çà étudions. Çà, oh çà, dites-moi ce que vous pensez. Or ça commençons.
- se dit par contraction, dans le langage familier, pour Cela. Donnez-moi ça. Il ne s'en fallait pas de ça. Il n'y a pas de mal à ça.
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