CÉDER
v. a.
- Laisser, abandonner une chose à quelqu'un. Céder sa place à un autre. Céder le pas, le haut au pavé. Céder la victoire.
- Il signifie aussi, en termes de Commerce et de Jurisprudence, Transporter une chose à une autre personne, lui en donner la propriété. Il a cédé son magasin, son fonds. Céder un cheval. Céder ses droits, ses prétentions. Céder une dette. Céder un bail.
- Il s'emploie également comme verbe neutre, et se dit, au propre, Des choses qui rompent, qui s'affaissent. Cette poutre ne tardera pas à céder. La voûte est trop chargée, elle commence à céder.
- Il signifie figurément, tant au sens physique qu'au sens moral, Se soumettre, ne pas s'opposer, ne pas résister. Il faut céder à nos supérieurs. Céder au mal. Céder au temps, à l'orage. Céder à la force, à la raison. Céder au nombre. Céder aux larmes, aux prières de quelqu'un. Céder à des préventions. Céder à son penchant. Tout cède à ce redoutable conquérant. Il faut céder. Cédons, puisqu'il le faut.
- Il signifie encore, Se reconnaître ou être reconnu inférieur à un autre en quelque chose. Il lui cède en mérite, en expérience. Le céder à quelqu'un en science, en vertu. Je lui cède en tout.
- Il se dit à peu près dans le même sens avec un nom de chose pour sujet. Les intérêts privés doivent céder à l'intérêt général. Son amitié cède toujours à sa politique.
- CÉDÉ, ÉE.
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