CEINTURE
s. f.
- Ruban de soie ou de fil, cordon, bande de cuir, ou autre chose semblable, dont on se ceint le milieu du corps. Mettre une ceinture par-dessus sa soutane. Ceinture de soie. Ceinture à frange d'or. La boucle d'une ceinture.
- Prov., Bonne renommée vaut mieux que ceinture dorée, Il vaut mieux avoir l'estime publique que d'être riche.
- Fig., Ceinture de la reine, Droit qu'on levait autrefois, pendant un certain temps, sur les marchandises qui venaient à Paris par la Seine.
- CEINTURE, signifie aussi, Le bord d'en haut d'une culotte, d'un pantalon, ou d'une jupe. La ceinture d'une culotte, d'un pantalon. La ceinture d'une jupe. Faire élargir, faire rétrécir sa ceinture.
- Prov. et fig., Être toujours pendu à la ceinture de quelqu'un, L'accompagner, le suivre partout.
- CEINTURE, signifie quelquefois, L'endroit du corps où l'on place la ceinture. Dans cette partie de la rivière, on n'a de l'eau que jusqu'à la ceinture.
- Fam., Il ne lui va pas à la ceinture, se dit, par exagération, en parlant D'un petit homme en comparaison d'un grand.
- CEINTURE, se dit aussi de Certaines choses qui en environnent d'autres. Une ceinture de murailles et de fossés. La ceinture du choeur d'une église.
- Ceinture de deuil, ou Ceinture funèbre, Large bande noire qu'aux funérailles d'un personnage éminent, on met autour de l'église, à une certaine hauteur, tant en dedans qu'en dehors, et sur laquelle sont placées d'espace en espace les armoiries du défunt. On l'appelle aussi Litre.
- En Archit., Ceinture d'une colonne, Petite moulure carrée au haut et au bas du fût d'une colonne, auquel elle se joint par un congé.
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