CHAPERON
s. m.
- Coiffure de tête autrefois commune aux hommes et aux femmes, qui avait un bourrelet sur le haut, et une queue pendante par derrière. Chaperon de drap, d'écarlate. Chaperon mi-parti de deux couleurs. Il y a longtemps qu'on a quitté les chaperons. Aux enterrements des grands, ceux qui mènent le deuil portent de grands chaperons à longue queue traînante par derrière.
- Il s'est dit aussi d'Une bande de velours, de satin, de camelot, que les femmes et les filles attachaient sur leur tête. Chaperon en pointe.
- Il se dit, figurément, d'Une personne âgée ou grave qui accompagne une jeune demoiselle ou une jeune femme dans le monde, par bienséance, et comme pour répondre de sa conduite. Elle a pour chaperon une vieille tante, qui la suit partout.
- CHAPERON, se dit encore aujourd'hui d'Un ornement particulier au costume des gens de robe, des docteurs, etc., qui a quelque ressemblance avec l'ancien chaperon, et qui consiste en un bourrelet circulaire placé sur l'épaule gauche, d'où pend devant et derrière une bande d'étoffe garnie d'hermine à son extrémité. La couleur du chaperon diffère quelquefois de celle de la robe.
- Il se dit aussi de L'ornement relevé en broderie, qui est au dos d'une chape.
- CHAPERON, en termes de Fauconnerie, Espèce de coiffe de cuir, dont on couvre la tête et les yeux des oiseaux de proie.
- CHAPERON, en termes de Sellier, Pièce de cuir qui recouvre les fourreaux des pistolets, pour les garantir de la pluie.
- CHAPERON, en termes d'Architecture, Le haut d'une muraille de clôture, fait en forme de toit, pour l'écoulement des eaux.
- CHAPERON, en termes d'Imprimerie, La quantité de feuilles ajoutées au nombre fixé pour l'impression d'un ouvrage, et destinées à remplacer les feuilles qui peuvent être gâtées pendant le tirage. Il est vieux : on dit plus ordinairement, Main de passe.