CORRUPTION
s. f.
- Altération dans les qualités principales, dans la substance d'une chose ; et La putréfaction, la pourriture qui en résulte. La corruption de la viande. La corruption de l'air. Cela tend à la corruption. La corruption du sang, des humeurs. Il y a des terres où les corps se conservent longtemps sans corruption. Quelques philosophes ont dit que la corruption d'une chose était la génération d'une autre. On a cru long-temps que les vers s'engendraient de corruption.
- Il se dit figurément de Toute dépravation dans les moeurs. La corruption des moeurs. La corruption du siècle. La corruption de la jeunesse. La corruption du coeur de l'homme. Il y avait en lui un fond de corruption. Le monde n'est que corruption.
- CORRUPTION, se dit aussi Des moyens que l'on emploie pour détourner quelqu'un de son devoir, pour l'engager à faire quelque chose contre l'honneur, contre sa conscience. Employer la corruption pour obtenir des suffrages. Comme les menaces n'intimidaient pas les témoins, il eut recours a la corruption. Moyens de corruption. On l'emploie quelquefois dans un sens passif. Ce juge est soupçonné de corruption.
- CORRUPTION, se dit encore Des changements vicieux qui se trouvent dans un texte, dans quelque passage d'un livre. Il y a corruption dans ce texte-là.
- Il se dit également en parlant Du langage, du goût. Ces innovations bizarres amenèrent la corruption du langage, la corruption du goût.
- Ce mot se dit, par corruption, pour tel autre, est formé de tel autre par corruption, Il n'en est qu'une altération.
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