ESTOC
s. m.
- (On fait sentir le C.) Il se disait autrefois d'Une épée longue et étroite qui ne servait qu'à percer.
- Il se dit encore de La pointe d'une épée, d'un sabre, dans cette phrase familière, Frapper d'estoc et de taille, Frapper de la pointe et du tranchant.
- ESTOC, en termes d'Eaux et Forêts, signifie, Tronc d'arbre, comme dans cette phrase, Couper un arbre à blanc estoc, Le couper à fleur de terre jusqu'à la souche. On dit aussi, Couper une forêt, faire une coupe à blanc estoc, En couper tout le bois, sans y laisser de baliveaux.
- Fig. et fam., Être réduit à blanc estoc, Être entièrement ruiné.
- Fam., Brin d'estoc, Long bâton ferré par les deux bouts. Cette locution a vieilli.
- Fig. et fam., Dites-vous cela de votre estoc ? Cela ne vient pas de son estoc, Dites-vous cela de vous-même ? Cela ne vient pas de lui. Ces locutions vieillissent.
- ESTOC, se prend quelquefois, figurément, pour Ligne d'extraction. Il est de bon estoc. Les biens qui viennent de son estoc. Dans ce sens, il est vieux.
- En termes de Pratique ancienne, Biens de côté estoc et ligne, se disait Des biens propres de ligne.
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