ÉTRIER
s. m.
- Espèce d'anneau de fer ou d'autre métal, qui pend à droite et à gauche par une courroie à une selle de cheval, et qui sert à appuyer les pieds du cavalier. Mettre, avoir le pied à l'étrier pour monter à cheval. Il est ferme sur ses étriers. Porter les étriers courts, longs. Accourcir, allonger les étriers d'un point, de deux points. Ces étriers sont-ils à votre point ? Tenir l'étrier à quelqu'un lorsqu'il monte à cheval. Se lever sur les étriers.
- Perdre les étriers, Retirer involontairement les pieds des étriers.
- Le vin de l'étrier, Le vin que l'on boit au moment du départ. On dit dans le même sens, Le coup de l'étrier.
- Le pied de l'étrier, Le pied gauche de devant du cheval, qu'on appelle aussi Le pied du montoir.
- Par extension, Avoir le pied à l'étrier. Être au moment de partir.
- Fig. et fam., Avoir le pied à l'étrier, Commencer une carrière, une profession ; ou Être à portée d'avancer, de faire fortune. Enfin vous voilà placé, vous avez le pied à l'étrier. Dans un sens analogue, On lui a mis le pied à l'étrier.
- Fam., Avoir toujours le pied à l'étrier, S'arrêter peu dans un même lieu, faire de fréquents voyages.
- Courir à franc étrier, Courir la poste à cheval.
- Fig. et fam., Être ferme sur ses étriers, Défendre ses sentiments, persister dans ses résolutions avec fermeté, sans se laisser ébranler.
- Fig., Tenir l'étrier à quelqu'un, L'aider dans quelque entreprise. Faire perdre les étriers à quelqu'un, Le déconcerter.
- Bas à étrier, Bas qui, au lieu de pied, ont seulement une espèce de bande qui passe sous le pied en forme d'étrier.
- ÉTRIER, se dit par similitude, en Chirurgie, d'Un bandage dont on se sert pour la saignée du pied.
- Il se dit également, en Architecture, d'Une pièce de fer en forme d'étrier, qu'on emploie pour soutenir une poutre.
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