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Définition(s) du mot Garantir

Mots en rapport : Garant
v. a.
  Se rendre garant, répondre d'une chose, du maintien, de l'exécution d'une chose. Il ne se dit guère qu'en matière de procès, d'affaires, et de négociation. Garantir une créance. Garantir la propriété d'une maison. Garantir un contrat, une vente, un traité entre puissances, etc.
  Il signifie aussi, Assurer la bonté, la qualité d'une marchandise pour un certain temps, sous peine de dédommagement, ou de nullité de la vente. Je vous garantis cette montre pour six mois. On dit en des sens analogues : Je vous garantis ce cheval, cette montre de tout défaut. Le coutelier qui a vendu ces rasoirs les garantit de Londres, pour être de Londres. Etc.
  Il signifie, par extension, Rendre sûr, certain, indubitable. Le contrôle garantit le titre des pièces d'or et d'argent. Ce qu'il vient de faire vous garantit sa fidélité. Qui me garantit que vous serez plus sage à l'avenir 
  Il signifie encore, Affirmer, certifier. Je vous garantis que ce passage est de tel auteur. Je lui ai garanti le fait. Je vous garantis qu'il ne fera pas cela. On m'a assuré cela, mais je ne vous le garantis pas.
  GARANTIR, signifie en outre, Défendre quelqu'un contre une demande, ou L'indemniser du tort qu'il souffre par une éviction, une condamnation, etc. Garantir quelqu'un de toutes poursuites. Garantir d'une éviction. Le débiteur doit garantir sa caution des condamnations qui peuvent être prononcées contre elle.
  Il signifie, dans une acception plus générale, Mettre à l'abri, préserver de. Garantir quelqu'un du froid en le couvrant. Ce rideau nous garantira du soleil. Les paupières servent à garantir les yeux. Garantir quelqu'un du besoin. Personne ne saurait l'en garantir. Je vous garantirai du mal, mais je ne saurais garantir de la peur. Il sut garantir leur jeunesse de toute corruption. On l'emploie aussi avec le pronom personnel. Se garantir du froid. Se garantir du châtiment. Se garantir des invasions de l'ennemi. Se garantir des préjugés.
  GARANTI, IE. participe, Il se dit substantivement, en Jurisprudence, de Celui qu'on est obligé de garantir. Le garanti exerce son recours contre le garant.
  T. de Cuisine. Espèce de potage épais fait de pain de seigle, de choux, de lard et autres ingrédients. La garbure est un mets des provinces du midi de la France.
  Il se dit, par injure, d'Une fille ou d'une femme débauchée et publique. C'est une expression libre et basse.
 T. de Marine. Tresse de bitord ou de fil de caret, plate, plus ou moins large, et terminée en pointe. Garcettes de ris. Donner des coups de garcette.
  Enfant mâle, par opposition à Fille. Il a des filles et des garçons de son mariage. Cette femme est accouchée d'un garçon. Petit garçon. Jeune garçon. Grand garçon.
  Il se dit, familièrement, d'Un jeune homme, d'un homme. C'est un garçon brave et déterminé. C'est un garçon de talent. C'est un garçon discret. C'est un beau garçon, un joli garçon. un garçon de belle taille. C'est un bon garçon, un garçon fort aimable. Mon garçon, vous n'êtes pas assez prudent. Ce pauvre garçon me fait pitié.
  Les garçons de la noce, de la fête, Les jeunes garçons qui sont chargés de faire les honneurs de la noce.
  Déjeuner, dîner de garçons, Déjeuner, dîner où il n'y a que des hommes.
  Brave garçon, se dit, par éloge, de Celui qui a fait une chose dont on est satisfait. C'est un brave garçon, je suis fort content de sa conduite. Vous êtes un brave garçon d'être venu.
  Fam., Faire le mauvais garçon, Faire le brave, faire le méchant.
  Fig. et par ironie, Beau garçon, joli garçon, se disent D'un homme que la débauche, le jeu ou une trop grande dépense ont jeté dans quelque excès honteux. Il s'est fait beau garçon. Vous voilà beau garçon, joli garçon. On le dit aussi D'un homme qui s'est enivré. Il était hier beau garçon, joli garçon.
  Fig. et fam., Être bien petit garçon auprès de quelqu'un, Lui être fort inférieur. Il se croit un peintre fort habile, et n'est encore qu'un bien petit garçon auprès des grands maîtres de notre école.
  GARÇON, se dit aussi de Celui qui demeure dans le célibat, qui ne se marie point. Il veut mourir garçon. Rester garçon. C'est un vieux garçon. Ménage de garçon.
 Fam., Faire vie de garçon, mener une vie de garçon, Mener la vie d'un homme indépendant, et qui n'est assujetti à aucun devoir.
  GARÇON, se dit encore Des ouvriers qui travaillent chez les maîtres. Garçon menuisier. Garçon tailleur. Ce bottier a tant de garçons.
  Il se dit également de Ceux qui servent les acheteurs chez certains marchands ; des domestiques de collége, de restaurant, de café, etc. ; et des employés subalternes de certains établissements, de certaines administrations. Garçon épicier. Il est garçon chez un marchand de vin. Les garçons d'un collége, d'un restaurant, d'un café. Garçon limonadier. Garçon, donnez-nous telle chose. Il m'a envoyé son garçon. Garçon de magasin. Garçon de bureau. Garçon de caisse. Garçon de théâtre. Donner quelque chose aux garçons. N'oubliez pas les garçons.
  Chez le Roi, Garçons de la chambre, garçons de la garde-robe, Valets qui font les bas offices dans la chambre et dans la garde-robe.
  Garçon-major, se disait autrefois d'Un officier qui faisait le détail d'un régiment sous le major et sous l'aide-major.
  Jeune fille qui aime à hanter les garçons. C'est une petite garçonnière. Il est très-familier.
  Action ou commission de garder, de conserver, de défendre, de soigner, de surveiller quelqu'un ou quelque chose. Il m'a confié la garde de sa maison. Il lui a commis la garde de ses trésors. Avoir la garde d'une bibliothèque, d'un magasin, etc. Avoir la garde d'un poste. Ce corps de troupes est chargé de la garde des frontières. Ils furent laissés à la garde du camp. Il confia ses enfants à la garde d'un vieux serviteur. Cette jeune personne est sous la garde d'une sage gouvernante. Avoir, prendre, recevoir une chose en garde. Prendre en sa garde. Avoir, prendre quelqu'un sous sa garde. Donner une chose en garde. Être en la garde de quelqu'un. On le mit à la garde, et mieux, sous la garde d'un huissier. On lui a payé tant pour ses frais de garde.
  Il signifie aussi, Protection, et ne se dit guère que dans ces phrases : À la garde de Dieu. Dieu vous ait en sa garde, en sa sainte garde, en sa sainte et digne garde.
  Être de bonne garde, Garder longtemps ce qu'on possède. Il y a dix ans que vous avez ce bijou : vous êtes de bonne garde.
  Être de bonne garde, ou simplement Être de garde, se dit plus ordinairement, Du vin, des fruits, etc., qui se conservent longtemps sans se gâter. Ces fruits, ces vins sont de garde, de bonne garde, ne sont pas de garde. On dit dans le sens contraire, Ces fruits, ces vins, etc., sont de mauvaise garde, de difficile garde.
  GARDE, se dit, par extension, d'Un corps de troupes spécialement chargé de garder, de défendre un souverain, un prince, etc. Il se fit donner une garde. Ce corps fut destiné à former la garde du prince. Il était entouré de sa garde. Louis XI avait une garde écossaise. Garde royale. Garde impériale. Un officier, un soldat de la garde royale. Garde royale à pied. Garde royale à cheval. Les régiments de la garde royale, de la garde. Il est entré dans la garde.
  Garde d'honneur, Troupe offerte à des personnages éminents, auxquels on rend les honneurs militaires. C'est quelquefois une réunion de citoyens qui, volontairement, servent de gardes à un souverain, à un prince, etc., pendant son séjour dans la ville, dans le pays. On offrit au prince, à la princesse, une garde d'honneur.
  Garde nationale, Troupe non soldée, qui est composée de citoyens, et qui sert au maintien du bon ordre, ainsi qu'à la défense intérieure du royaume. La garde nationale sédentaire. La garde nationale mobile. La garde nationale de Paris, de Rouen. Officier de la garde nationale.
  Garde municipale, Troupe sédentaire et soldée, qui est chargée d'une partie du service militaire et de police dans certaines villes du royaume. Garde municipale à pied, à cheval. La garde municipale de Paris.
  GARDE, signifie aussi, Guet, action par laquelle on observe ce qui se passe, afin de n'être point surpris, de prévenir quelque danger, etc. Faire la garde. Faire bonne garde, mauvaise garde.
  Il se dit surtout en parlant Des gens de guerre. Être de garde. Monter, descendre la garde. Officier de garde.
  Il se dit encore Du service des pages, des gentilshommes, des valets de pied, des laquais, etc., qui, afin de se soulager entre eux, se tiennent les uns après les autres auprès du roi et des princes, pour les servir et faire ce qu'ils commandent. Ce page était de garde.
  Ce chien est de bonne garde, Il garde bien, il avertit bien.
  Les filles sont de difficile garde, On a une grande surveillance à exercer pour les garantir de la séduction.
  Prendre garde, Avoir soin, avoir attention, avoir l'oeil sur quelque chose, sur quelqu'un. Prenez garde qu'on ne vous trompe, qu'on ne vous surprenne. Prends garde à cela. Prenez garde à cette clause de votre contrat. Prenez garde de tomber. Prenez garde à ne pas trop vous engager. On le trompera, s'il n'y prend garde. Prenez garde à vous. Prenez garde à cet enfant. Prenez garde, cela va tomber. Prenez donc garde, vous allez tout renverser.
  Elliptiq., Garde à vous, se dit, dans les commandements militaires, pour Prenez garde à vous, faites attention.
  Prendre garde à un sou, à un denier, Faire attention aux plus petits articles dans un compte de dépense ; ou Être d'une grande parcimonie.
  Se donner de garde, se donner garde, Se défier, se précautionner, éviter. Donnez-vous de garde qu'on ne vous trompe. Donnez-vous garde de cet homme, de ses chicanes. Donnez-vous garde de toucher à cela.
  N'avoir garde de faire une chose, N'avoir pas la volonté ou le pouvoir de la faire, en être bien éloigné. Il n'a garde de tromper, il est trop honnête homme. Il n'a garde d'acheter cette charge, il n'a pas un sou. Irez-vous dans cette maison ? Je n'ai garde, on s'y ennuie trop.
  Avec le pluriel, Être sur ses gardes, se mettre, se tenir sur ses gardes, se dit De celui qui fait attention à ne pas se laisser surprendre, qui se tient prêt à empêcher qu'on ne prenne sur lui quelque avantage, qu'on ne lui fasse quelque tort.
  GARDE, se dit également Des gens de guerre qui montent la garde. La garde des portes. Relever la garde. Renforcer la garde. Doubler la garde. Asseoir, poser la garde. Changer la garde. La garde montante. La garde descendante. On alla chercher la garde. Appeler la garde.
  Elliptiq., À la garde ! Exclamation dont on se sert pour appeler la garde, dans un moment de danger. Crier à la garde.
  Corps de garde, Certain nombre de soldats placés en un lieu pour monter la garde. Corps de garde avancé. Poser, établir un corps de garde. Il surprit le corps de garde. On dit plus ordinairement Poste, en termes militaires.
  Corps de garde, se dit aussi Du lieu où se tiennent les soldats qui montent la garde. Bâtir un corps de garde. Sa maison servit de corps de garde.
  Grand'garde, Corps de cavalerie placé à la tête d'un camp, pour empêcher que l'armée ne soit surprise.
  Garde avancée, Autre corps que l'on met encore au delà de la grand'garde pour plus de sûreté.
  GARDE, en termes d'Escrime, se dit d'Une manière de tenir le corps et l'épée ou le fleuret, telle que l'on soit à couvert de l'épée ou du fleuret de son adversaire, et que l'on puisse aisément le frapper ou lui porter une botte. La garde haute. La garde basse. La garde à l'épée seule. La garde à l'épée et au poignard. La garde sur le pied gauche. Se mettre en garde. Se tenir en garde. Être en garde. Être hors de garde.
  Elliptiq., En garde ! Mettez-vous en garde.
  Fig., Se mettre en garde, se tenir en garde, être en garde, Se défier ; être si attentif, qu'on ne soit point surpris. Être en garde, se mettre en garde contre la séduction.
  Fig., Être hors de garde, Ne savoir où l'on en est dans quelque affaire, dans quelque occasion.
  GARDE, signifie encore, La partie d'une épée, d'un sabre ou d'un poignard, qui est entre la poignée et la lame, et qui sert à couvrir la main. Une garde d'épée. La garde d'un sabre, d'un poignard. Garde d'argent. Garde à coquille. Monter, démonter une garde. Fausser la garde. Les branches d'une garde. Enfoncer l'épée jusqu'à la garde.
  Fig. et fam., Monter une garde à quelqu'un, Le réprimander vivement.
  Prov. et fig., S'en donner jusqu'aux gardes, Faire un grand excès.
  GARDE, aux Jeux de cartes, signifie, Une ou plusieurs basses cartes de la même couleur que la carte principale qu'on veut garder. Un bon joueur porte toujours des gardes. J'ai écarté la double garde.
  Fig. et très-fam., Avoir toujours garde à carreau, Être prêt à répondre à toute objection, à parer à tout événement.
  GARDES, au pluriel, se dit, en Serrurerie, de La garniture qui se met dans une serrure, pour empêcher que toutes sortes de clefs ne l'ouvrent. Il faut changer les gardes de la serrure, on a perdu la clef.
  GARDE, se dit, en Librairie, d'Un feuillet blanc que l'on met au commencement et à la fin d'un livre.
  Gardien, surveillant, conservateur. Quand il est immédiatement suivi du nom qui désigne la chose donnée en garde, on le joint à ce nom par un tiret. Garde des archives. Garde du trésor royal. Garde de la bibliothèque du roi. Garde des meubles de la couronne. Il est employé dans l'administration des vivres comme garde-magasin. En parlant D'une surveillance qui exige du savoir ou qui entraîne une grande responsabilité, on dit plus ordinairement aujourd'hui, Conservateur.
  Garde des sceaux, Le ministre auquel le roi confie les sceaux de l'État. Autrefois, la fonction de garde des sceaux était ordinairement jointe à celle de chancelier, comme elle l'est aujourd'hui à celle de ministre de la justice. Le garde des sceaux, ministre de la justice. On a dit dans un sens analogue, Le garde des sceaux de la chancellerie de telle cour, de tel présidial.
  Garde des monnaies, Premiers juges des monnaies, dont les appellations ressortissaient aux cours des monnaies.
  Garde-marteau, Officier d'une maîtrise des eaux et forêts, qui gardait le marteau avec lequel on marque le bois destiné à être coupé.
  Garde-note. Qualité qui se joignait autrefois à celle de notaire. Par-devant les conseillers du roi, notaires, gardes-notes du roi au Châtelet de Paris. Il ne se dit plus que par plaisanterie.
  Garde-rôle, Celui qui gardait les rôles des offices de France, qui en tenait registre, et qui en faisait sceller les provisions.
  Garde-scel, Officier préposé, dans les anciennes juridictions, pour sceller les expéditions, etc.
  Garde-sacs, greffier garde-sacs, Officier qui était chargé de garder les sacs des procès.
  Garde-vaisselle, Celui qui a la vaisselle du roi en sa garde.
  Garde-étalon, Celui qui a la garde de l'étalon que l'État donne pour les haras.
  Garde champêtre, Agent préposé à la garde des récoltes et des propriétés rurales de toute espèce. Le garde champêtre dressa procès-verbal.
  Garde des bois, garde-bois, garde forestier, Agent préposé pour veiller à la conservation des forêts.
  Garde-vente, ou Facteur, Celui qu'un marchand de bois prépose à la garde et à l'exploitation des bois dont il s'est rendu adjudicataire.
  Garde-chasse, Celui qui est commis pour veiller à la conservation du gibier dans une terre, dans un parc, etc.
  Garde-pêche, Celui qui est chargé de veiller à l'exécution des ordonnances sur la police des fleuves, des rivières, etc., en ce qui concerne la pêche et la navigation.
  Gardes-côtes, Milice particulièrement chargée de la garde des côtes. Il se dit également de Vaisseaux armés pour défendre les côtes. Adjectivement : Capitaine garde-côte. Vaisseau garde-côte.
  Gardes des métiers, maîtres et gardes, Ceux qui étaient élus dans les corps de métiers pour avoir soin qu'il ne s'y fit rien contre les règlements et les statuts, et pour veiller à la conservation de leurs priviléges.
  Gardes des priviléges des universités, Juges qui étaient spécialement chargés de veiller à la conservation des droits d'une université, et devant lesquels les membres de cette université avaient leurs causes commises. Le Châtelet de Paris était garde et conservateur des priviléges de l'université de Paris.
  GARDE, s'emploie aussi comme substantif féminin, en parlant d'Une femme dont la profession est de garder et de soigner les malades. Il est malade, il lui faut une garde. On dit dans le même sens, Une garde-malade.
  GARDE, substantif masculin, se dit en outre de Ceux que l'on charge de garder, de surveiller une personne qu'on ne veut pas laisser échapper. Il n'est pas prisonnier, mais il a des gardes. Il a trompé ses gardes, il s'est évadé.
  Gardes du commerce, se dit, à Paris et dans la banlieue, de Certains officiers qui ont le droit exclusif de mettre à exécution les contraintes par corps.
  GARDE, se dit encore d'Un homme armé, qui fait partie de la garde d'un roi, d'un prince, d'un gouverneur, d'un officier général, etc. Il n'avait avec lui qu'un de ses gardes. Il appela ses gardes.
  Gardes du corps, Ceux qui gardent la personne du roi. Un garde du corps. Capitaine, lieutenant des gardes du corps, ou simplement, des gardes.
  Gardes de la manche, Ceux des gardes du corps qui, en certaines occasions, étaient debout aux deux côtés du roi, vêtus de hoquetons et armés de pertuisanes.
  Gardes de la porte, Ceux qui montaient la garde aux portes de l'intérieur du palais où était le roi pendant le jour. Les gardes de la porte étaient relevés le soir par les gardes du corps, et les relevaient le matin.
  Le régiment des gardes, s'est dit d'Un régiment d'infanterie française destiné à garder les avenues des lieux où le roi était logé. On disait aussi absolument, Les gardes, ou, en faisant Gardes féminin, les gardes françaises.
  Capitaine aux gardes, lieutenant, enseigne aux gardes, sergent aux gardes, soldat aux gardes, Capitaine, lieutenant, etc., dans les gardes françaises. En parlant Des gardes du corps, on dit, Capitaine des gardes.
  Le régiment des gardes suisses, ou absolument, Les gardes suisses, Régiment d'infanterie suisse qui faisait le même service que le régiment des gardes françaises.
  Garde royal, garde municipal, Soldat de la garde royale, de la garde municipale. Des gardes royaux. Des gardes municipaux. On a dit, dans un sens analogue, Un garde française, Un soldat des gardes françaises, un soldat aux gardes.
  Garde national, Citoyen qui fait partie de la garde nationale. Des gardes nationaux.
  Gardes de la marine, ou Gardes-marine, s'est dit autrefois d'Un corps composé de jeunes gentilshommes nommés par le roi pour la garde de l'amiral, et pour s'instruire dans le service de mer. Ce jeune garde-marine est devenu enseigne de vaisseau. Il y a eu, plus anciennement, des Gardes de l'étendard, qui étaient, dans le corps des galères, ce que furent les gardes-marine dans celui de la marine.
  T. de Jurispr. C'était, à l'égard des bourgeois, le même droit que celui de garde-noble à l'égard des nobles. Voyez GARDE-NOBLE.
  On le dit de Tout objet que le marchand a depuis long-temps dans sa boutique, et qu'il ne peut vendre. Cette étoffe est un garde-boutique. Ces livres sont des garde-boutique. Il est familier.
  Il est synonyme de Garde-fou, et s'emploie surtout en termes de Marine.
  Grille de fer, ou plaque de fer-blanc, de tôle, etc., qu'on met devant une cheminée pour prévenir les inconvénients du feu.
  Balustrade, parapet ou barrière qu'on met au bord des ponts, des quais, des terrasses, etc., pour empêcher de tomber en bas. Il faudrait là un garde-fou. Mettre des garde-fous.
  Fausse manche que l'on met par-dessus la manche de l'habit, ou même de la chemise, quand on fait un travail qui peut les salir.
  Lieu pour garder ou serrer de la viande et autres choses servant à la nourriture.
  Il se dit aussi d'Une petite armoire formée ordinairement de châssis garnis de toile, et destinée au même usage. Acheter un garde-manger. Des garde-manger.
  Lieu où l'on garde des meubles. Il faut mettre cette tapisserie dans le garde-meuble. Le garde-meuble de la couronne, ou absolument, Le garde-meuble. Des garde-meubles.
  T. de Jurispr. Droit qu'avait le survivant de deux époux nobles, de jouir du bien des enfants, venant de la succession du prédécédé, jusqu'à ce qu'ils eussent atteint un certain âge, à la charge de les nourrir, de les entretenir et de payer toutes les dettes, sans être tenu de rendre aucun compte. Avoir la garde-noble, le droit de garde-noble. Perdre la garde-noble.