GELER
v. a.
- Glacer, endurcir par le froid, pénétrer par un froid excessif. Le froid a gelé l'eau du bassin, a gelé jusqu'aux pierres. Le froid a gelé le vin dans les caves. On l'emploie aussi avec le pronom personnel. L'eau se gèle. Il fait un si grand froid, que le vin se gèle dans le verre.
- Il se dit particulièrement Du dommage que le froid cause aux vignes, aux arbres, etc., surtout lorsqu'ils sont en boutons ou en fleurs. Le froid a gelé mes vignes. Tous les poiriers ont été gelés.
- GELER, signifie, par exagération, Causer du froid. Voilà une porte qui nous gèle. Vous avez les mains si froides, que vous me gelez. Je suis gelé de froid. Je suis tout gelé.
- Fig. et fam., Cet homme gèle ceux qui l'abordent, Son accueil est extrêmement froid.
- GELER, est aussi neutre La rivière a gelé. Les doigts, les pieds lui ont gelé. Les vignes ont gelé.
- Il signifie, par exagération, Avoir extrêmement froid. Cette chambre est si froide, qu'on y gèle.
- GELER, s'emploie aussi impersonnellement. Il gèle très-fort. Il a gelé bien serré. Il a gelé à pierre fendre.
- Prov. et fig., Plus il gèle, plus il étreint, Plus il arrive de maux, plus il est difficile de les supporter.
- GELÉ, ÉE. participe, Prov. et fig., Il a le bec gelé, se dit D'un homme qui affecte de garder le silence. Dans le sens contraire, Il n'a pas le bec gelé, Il parle beaucoup.
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