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Définition(s) du mot Halitueux

EUSE adj.
  T. de Médec. Il se dit De la peau lorsqu'elle est couverte d'une douce moiteur. Peau halitueuse. On dit aussi, Chaleur halitueuse, Chaleur à la peau, accompagnée de moiteur.
  (H s'aspire.) Droit levé sur les marchandises qui s'étalent dans les halles et les foires.
  Cri de chasse qui annonce que le cerf est sur ses fins.
  (H s'aspire.) Place publique, ordinairement couverte, qui sert à tenir le marché ou la foire. Grande halle. Halle aux blés. Halle aux draps, aux cuirs, etc. On a fait une halle dans ce bourg. En pleine halle. Aux halles. Sous la halle. Aller à la halle.
  Langage des halles, Langage grossier, tel que celui qu'on parle communément dans les marchés de Paris.
  (H s'aspire.) Sorte d'arme d'hast, garnie par en haut d'un fer long, large et pointu, traversé d'un autre fer en forme de croissant. Un coup de hallebarde. La hampe d'une hallebarde. Autrefois la hallebarde était l'arme du sergent, dans les compagnies de gens de pied. Porter la hallebarde. La hallebarde n'est plus en usage dans nos armées. Les suisses d'église portent des hallebardes.
  (H s'aspire.) Sorte de garde à pied, qui portait la hallebarde.
  (H s'aspire.) Terme de mépris, qui se dit d'Une grande femme malbâtie. C'est une grande hallebreda.
  Il se dit aussi quelquefois d'Un homme. C'est un grand hallebreda. Il est populaire et vieux.
  (H s'aspire.) Réunion de buissons fort épais. Un hallier épais. Parmi les halliers.
  (H s'aspire.) Celui qui garde une halle, qui en garde les marchandises.
  Il se dit aussi d'Un marchand qui étale aux halles.
  T. de Médec. Erreur, illusion d'une personne qui croit avoir des perceptions qu'elle n'a pas réellement. Il est sujet à des hallucinations.
  (H s'aspire.) T. didactique. Couronne lumineuse que l'on voit quelquefois autour des astres, et principalement du soleil et de la lune, lorsqu'ils brillent à travers une atmosphère vaporeuse.
  Il se dit, par analogie, Du cercle rouge qui est autour du mamelon.
  (H s'aspire.) Lieu où l'on sèche le chanvre par le moyen du feu, pour le disposer à être broyé ou tillé.
  (H s'aspire.) Trou dans une garenne, où se retirent les lapins.
  (H s'aspire.) Partie de la chimie qui traite de la préparation des sels.
  (H s'aspire.) Pause, station que font des gens de guerre dans leur marche. Faire halte. Une longue halte. Pendant la halte.
  Il signifie, par extension, Le lieu fixé pour la halte, ou Le repas que l'on fait pendant la halte. Dans ces deux acceptions, on le dit aussi en parlant Des chasseurs. Nous arriverons à notre halte avant la nuit. Il a fait préparer une bonne halte. Halte de chasse.
  HALTE, est encore un terme militaire, dont on se sert pour commander à une troupe de s'arrêter. Au commandement de halte. Peloton, halte.
  Halte-là, Arrêtez-vous là, n'avancez pas davantage. Il est principalement usité en termes de Guerre. Crier à une patrouille, halte-là.
  Halte-là, s'emploie dans le langage familier, Lorsqu'une personne s'émancipe et va au delà de ce qui convient, et qu'on veut l'arrêter, ou lui imposer silence. Halte-là, de telles libertés m'offensent. Halte-là, monsieur ; vos propos sont inconvenants.
  (H s'aspire.) Art d'extraire ou de fabriquer les sels.
  (H s'aspire. On prononce le C.) Sorte de lit formé d'un morceau de toile ou d'un filet, suspendu horizontalement à deux points fixes par ses extrémités, de manière à pouvoir se balancer. On se sert principalement de hamacs sur les vaisseaux. Coucher dans un hamac. Le hamac d'un matelot.
  T. de Mythologie. Nymphe des bois qui naissait et mourait avec l'arbre dont la garde lui était confiée, et qui ne pouvait jamais le quitter. Les dryades, au contraire, étaient des nymphes immortelles qui présidaient aux arbres en général, et qui pouvaient errer en liberté autour de ceux qui leur étaient particulièrement consacrés.
  (H s'aspire.) Petit village. Il se dit, particulièrement, d'Un petit nombre de maisons écartées du lieu où est la paroisse. Ce n'est pas un village, ce n'est qu'un hameau. Cette paroisse est composée de quantité de hameaux. Cette route est couverte de bourgs et de hameaux.
  Petit crochet de fer ou de fil d'archal, armé de pointes en dessous, et qu'on met au bout d'une ligne avec de l'appât, pour prendre du poisson. Prendre du poisson à l'hameçon. Le poisson a pris à l'hameçon, a mordu à l'hameçon.
  Prov. et fig., Mordre à l'hameçon, Se laisser séduire par quelque artifice, se laisser surprendre par l'apparence de quelque chose d'utile ou d'agréable. Dès qu'on lui eut proposé cette affaire, il mordit à l'hameçon.
  HAMEÇON, en termes de Botanique, se dit d'Une épine crochue ou d'un poil recourbé.
  (H s'aspire.) Le bois d'une hallebarde, d'une pertuisane, d'un épieu, etc. La hampe d'une hallebarde. Donner de la hampe. Un coup de hampe. La hampe d'un écouvillon, d'un refouloir. On dit, dans un sens analogue, La hampe d'un pinceau.
  Il se dit, en Botanique, d'Une tige herbacée sans feuilles ni rameaux, et destinée seulement à porter la fleur et le fruit. La tige du pissenlit, de la jacinthe, est une hampe.
  (H s'aspire.) T. de Relation, emprunté de l'arabe. Sorte de caravansérail.
  (H s'aspire.) Terme populaire, onomatopée servant à exprimer Le cri sourd et guttural d'un homme de peine qui frappe un coup avec effort.
  (H s'aspire.) Vieux mot qui signifie, Un grand vase à boire. Vider un hanap.
  (H s'aspire.) La partie du corps humain, dans laquelle le haut de la cuisse est emboîté. L'articulation de la hanche. Avoir de grosses hanches. Cette femme n'a point de hanches, a trop de hanches.
  Fam., Être, se mettre sur la hanche, Avoir, prendre le maintien d'un brétailleur.
  HANCHE, en termes de Manége, signifie, Le train de derrière d'un cheval, depuis les reins jusqu'au jarret. Ce cheval a de belles hanches, a les hanches hautes.
  Mettre un cheval sur les hanches, Le dresser, en sorte qu'il se soutienne sur le derrière en galopant. On dit dans un sens analogue, Ce cheval va sur les hanches, pare bien sur les hanches ; et dans le sens contraire, Ce cheval traîne les hanches.
  HANCHE, en termes de Marine, signifie, La partie de l'arrière d'un bâtiment qui est entre la poupe et les haubans du grand mât. Aborder un vaisseau par la hanche, le canonner par la hanche, etc.
  Nom vulgaire de la plante que les botanistes appellent Jusquiame noire.
  (H s'aspire.) Construction en appentis ou isolée, formée d'un toit élevé sur des piliers de pierre ou sur des poteaux, et ordinairement destinée à servir de remise pour des chariots, pour des charrettes. Construire un hangar dans la cour d'une ferme. Un grand hangar. Placer une charrette sous le hangar. Mettre des marchandises sous un hangar, sous des hangars.
  (H s'aspire.) Insecte coléoptère d'un rouge brun, qui a des antennes courtes, frangées à leur extrémité, et qui paraît au printemps. Prendre des hannetons. Les enfants s'amusent à faire voler des hannetons, en les tenant attachés au bout d'un fil. Les hannetons font beaucoup de dégât en dévorant les feuilles des arbres.
  Fam., Il est étourdi comme un hanneton, se dit D'un jeune homme fort étourdi. On dit figurément, dans le même sens, C'est un hanneton.
  En Passementerie, Soucis d'hanneton, Franges qui portent de petites houppes. (Dans cette locution, H n'est pas aspiré.)
  (H s'aspire.) Voyez SANSCRIT.
  (H s'aspire. Quelques-uns écrivent, Anse.) On appelle Hanse teutonique, ou simplement Hanse, Une confédération de plusieurs villes d'Allemagne et du Nord, qui étaient unies ensemble pour le commerce, sous de certaines constitutions.
  (Quelques-uns écrivent, Anséatique.) Il se dit Des villes d'Allemagne et du Nord qui faisaient partie de la Hanse teutonique. Hambourg, Brême, Lubeck, sont des villes hanséatiques.
  (H s'aspire.) T. de Marine. Voyez HAUSSIÈRE.
  (H s'aspire.) Fréquenter, visiter souvent et familièrement. Hanter quelqu'un. Hanter les bonnes compagnies. Hanter mauvaise compagnie. Hanter les savants.
  Il se dit Des lieux aussi bien que des personnes. Hanter le barreau, le palais. Hanter les foires. Hanter les cabarets. Hanter les mauvais lieux.
  Prov., Dis-moi qui tu hantes, et je te dirai qui tu es, On juge aisément des moeurs de quelqu'un par les personnes qu'il fréquente.
  Prov. et fig., Cet homme a hanté les foires, a bien hanté les foires, C'est un vieux routier, un homme qui a une grande expérience.
  HANTER, s'emploie aussi neutralement. Hanter chez quelqu'un. Hanter en bon lieu. Hanter en de mauvais lieux.
  HANTÉ, ÉE.
  (H s'aspire.) Fréquentation, commerce familier avec quelqu'un. Il ne se dit guère qu'en mauvaise part. La hantise d'un tel ne vaut rien. La hantise n'en vaut rien. Il est familier, et il a vieilli.
  (H s'aspire.) Demi-cercle de fer dont on garnit un essieu pour le conserver.
  Il se dit aussi d'Une espèce de crampon qui attache et lie deux pièces de bois, deux pierres, etc. Les pierres de ce pont sont liées avec des happes.
  (H s'aspire.) Il se dit proprement d'Une pierre fausse qui a l'éclat et l'apparence d'une pierre précieuse.
  Il se dit, figurément et familièrement, Des personnes qui ont une belle apparence, un bel extérieur, et qui n'ont point d'esprit. C'est une vraie happelourde, une belle happelourde.
  Il se dit aussi d'Un cheval qui a belle apparence, mais qui n'a point de vigueur. On lui a vendu une happelourde. Ces deux dernières acceptions vieillissent.
  (H s'aspire.) Il se dit proprement D'un chien, lorsqu'il prend avidement avec la gueule ce qu'on lui jette. On lui jeta un morceau, et il le happa.
  Il signifie figurément, Attraper, saisir, surprendre à l'improviste. Il s'est laissé happer par les huissiers. Les gendarmes l'ont happé. Ce mot est familier.
  HAPPÉ, ÉE.
  (H s'aspire.) Cheval ou jument de moyenne taille, facile au montoir, et qui va ordinairement l'amble. Une belle haquenée. Monter une haquenée. Il a vieilli.
  Ce cheval va la haquenée, Il va l'amble.
  Prov. et fig., Aller sur la haquenée des cordeliers, Aller à pied un bâton à la main.
  Fig. et pop., C'est une grande haquenée, se dit D'une grande femme mal faite et dégingandée.
  (H s'aspire.) Espèce de charrette étroite, longue et sans ridelles, qui sert à voiturer du vin, des ballots de marchandises, etc. Mener, traîner des marchandises dans un haquet, sur un haquet. Un haquet traîné par un cheval. Un petit haquet traîné par des hommes.
  (H s'aspire.) Conducteur de haquet.
  (H s'aspire.) Discours fait à une assemblée, à un prince ou à quelque autre personne élevée en dignité. Belle harangue. Longue harangue. Courte harangue. Harangue séditieuse. Harangue militaire. Les harangues de Thucydide. La tribune aux harangues. Faire, composer, méditer une harangue. Prononcer une harangue.
  Il se dit quelquefois, familièrement, d'Un discours ennuyeux, d'une longue remontrance. Il leur a fait une longue harangue là-dessus. C'est une mauvaise harangue à lui faire. Quand aura-t-il fini sa harangue 
  (H s'aspire.) Adresser une harangue à une assemblée, à quelqu'un. Haranguer le peuple. Haranguer les soldats. Il harangua le roi.
  Il est aussi neutre. Haranguer devant le roi, devant une assemblée nombreuse. Haranguer bien. Haranguer mal.
  Il se dit encore D'un homme qui a coutume de parler beaucoup et avec emphase. Il harangue toujours. Il ne fait que haranguer. Il est toujours à haranguer.
  HARANGUÉ, ÉE.
  (H s'aspire.) Celui qui harangue. Un bon, un excellent harangueur.
  Il se dit plus ordinairement en mauvaise part et en raillerie. Un mauvais harangueur. Un pauvre harangueur. Un froid harangueur.
  Il se dit, figurément et familièrement, d'Un grand parleur, ou d'Un homme qui a coutume de faire des remontrances sur toutes choses. C'est un grand harangueur, un harangueur éternel.
  (H s'aspire.) Lieu destiné à loger des étalons et des juments, pour élever des poulains. De grands haras. Faire des haras. Avoir des haras. Tenir des haras. Un bon haras. Peupler un haras. Dépeupler un haras. Établir un haras. Le haras du roi. Directeur des haras.
  Il se dit aussi d'Un nombre de juments avec leurs étalons, qu'on tient aux champs pour en tirer de la race. Cheval de haras. Cheval de tel haras.
  T. d'Hist. nat. Gros perroquet à longue queue. On écrit plus souvent, Ara.
  (H s'aspire.) Lasser, fatiguer à l'excès. Harasser un cheval. Le train du cheval l'a extrêmement harassé. Ce long discours harassa l'auditoire. Un travail forcé harasse l'esprit.
  HARASSÉ, ÉE. participe, Je suis harassé de fatigue. Las et harassé, recru et harassé du chemin. Des troupes harassées. Un cheval harassé. Il a l'esprit harassé.
  (H s'aspire.) Agacer, provoquer, exciter jusqu'à importuner, jusqu'à tourmenter. Harceler quelqu'un dans la conversation. Il le harcèle toujours. Il est naturellement très-paresseux, il faut le harceler pour le faire agir.
  Harceler les ennemis, Les inquiéter, les fatiguer par de fréquentes attaques, par de fréquentes escarmouches. Nos troupes n'ont point cessé de harceler l'ennemi dans sa marche.
 HARCELÉ, ÉE.
  (H s'aspire.) T. de Chasse. Troupe de bêtes fauves. Une harde de cerfs, de daims. Plusieurs hardes de bêtes.
  Il se dit aussi Du lien qui attache les chiens six à six ou quatre à quatre.
  (H s'aspire.) T. de Chasse. Attacher des chiens six à six ou quatre à quatre.
  HARDÉ, ÉE.
  (H s'aspire.) Il se dit généralement de Tout ce qui est d'un usage nécessaire et ordinaire pour l'habillement. De bonnes hardes. De vieilles hardes. Un paquet de hardes. Il fut obligé de vendre une partie de ses hardes.