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Définition(s) du mot Hâtif

IVE adj.
  (H s'aspire.) Précoce, par opposition à Tardif. Il se dit proprement, en termes de Jardinage, Des fruits, des fleurs, etc., qui viennent avant le temps ordinaire. Fruit hâtif. Pois hâtifs. Cerises hâtives. Fleurs hâtives. On dit en des sens analogues : Croissance hâtive. Terrain hâtif.
  Il s'applique, dans une acception plus étendue, À tout ce qui est susceptible d'accroissement. Le développement du corps ne doit pas être trop hâtif. Les esprits hâtifs ne sont pas toujours ceux qui réussissent le mieux dans la suite.
  (H s'aspire.) Sorte de poire lisse et d'un jaune brun, qui mûrit des premières. Du hâtiveau. Une poire de hâtiveau. On le dit aussi Des pois hâtifs.
  (H s'aspire.) Avant le temps ordinaire. Il ne se dit que Des fruits hâtifs et des fleurs hâtives. Il a l'art de faire venir des fleurs et des fruits plus hâtivement qu'aucun autre jardinier.
  (H s'aspire.) Croissance hâtive. Il ne se dit que Des fruits, des fleurs et des plantes qui viennent avant le temps ordinaire. Le plus ou le moins de hâtiveté des fleurs et des fruits dépend du plus ou du moins de soin qu'on apporte à les cultiver. Il est peu usité.
  (H s'aspire.) T. de Marine. Gros cordages qui vont, en forme d'échelles, de la tête des mâts au bord du navire ou des hunes, où ils sont fixés avec la roideur convenable, et qui servent principalement à soutenir les mâts contre l'effort du roulis. Les grands haubans ou haubans du grand mât. Haubans de misaine, d'artimon, de hune, etc.
  (H s'aspire. ) Petit haubert.
  Prov. et fig., Maille à maille se fait le haubergeon, En travaillant peu à peu, mais constamment, à une chose, on parvient à l'achever.
  (H s'aspire.) Sorte de cuirasse ancienne, ou de cotte de mailles.
  En Jurispr. féodale, Fiefs de haubert, Fiefs qui obligeaient ceux qui les possédaient d'aller servir le roi à la guerre, avec droit de porter le haubert.
  (H s'aspire.) Ce qui sert à hausser. Mettre une hausse à des souliers, à des bottes. Mettre des hausses aux pieds d'une table, d'une armoire, etc.
  Il signifie figurément, Augmentation, en parlant Du cours des changes, de la valeur des effets publics. La hausse des effets publics. Les fonds tendent à la hausse, sont à la hausse, sont en hausse. Une hausse de fonds. Une hausse subite.
  Jouer à la hausse, Acheter et promettre de payer au prix du cours actuel, à une époque déterminée, des effets ou papiers de crédit public, dans l'espoir de les revendre alors à un prix supérieur.
  (H s'aspire.) Ornement imité d'une des pièces de l'ancienne armure ; petite plaque en forme de croissant et bombée, ordinairement de cuivre doré, que les officiers d'infanterie portent au-dessous du cou, lorsqu'ils sont de service actuel. Des hausse-cols.
  (H s'aspire.) Action d'élever, de hausser quelque chose. Il se dit particulièrement Du mouvement qu'on fait des épaules, pour marquer de l'indignation ou du mépris. Il a fait un haussement d'épaules.
  Fig., Le haussement des monnaies, L'augmentation de leur valeur numéraire. Le haussement du prix des denrées, Leur renchérissement. Ces locutions sont maintenant peu usitées.
  (H s'aspire.) Élever, exhausser, rendre plus haut. Hausser une muraille. J'ai fait hausser ma maison. Je l'ai haussée d'un étage.
  Il signifie aussi, Lever en haut. Hausser le bras, la jambe. Hausser les épaules. Cela se baisse et se hausse à volonté. Haussez-le d'un cran.
  Il s'emploie quelquefois avec le pronom personnel. Se hausser sur la pointe des pieds.
  Hausser les épaules, signifie particulièrement, Témoigner en haussant les épaules qu'une chose déplaît, qu'elle choque, et plus souvent qu'elle n'inspire que du mépris. Quand il dit cela, tout le monde haussa les épaules. Cela fait hausser les épaules. Il n'y a rien à répondre à cela, il n'y a qu'à hausser les épaules. On dit quelquefois, Hausser les épaules de pitié, de mépris.
  Prov. et pop., Hausser le coude, Boire beaucoup. Il aime à hausser le coude. On voit bien qu'il a haussé le coude, il n'est pas ferme sur ses jambes. On a dit dans le même sens, Hausser le temps.
  Fig., Hausser le coeur, hausser le courage à quelqu'un, Lui donner du coeur, lui élever le courage. Cette alliance, cette place, cette succession lui a bien haussé le coeur. Ces phrases vieillissent.
  Prov. et fig., C'est un homme qui ne se hausse ni ne se baisse, Il ne s'émeut de rien, il est toujours égal.
  Le temps se hausse, Il commence à s'éclaircir.
  HAUSSER, se dit aussi en parlant De la voix, du son des instruments. Hausser la parole. Hausser sa voix. Hausser la voix, le ton. Cette guitare est montée trop bas, il faut la hausser.
  Fig., Hausser le ton, Prendre, dans ses discours, un ton de menace ou de supériorité ; élever ses prétentions. Loin de fléchir, il hausse le ton. On dit aussi, familièrement, Hausser d'un ton.
  HAUSSER, signifie figurément, Augmenter. Hausser la paye du soldat, les gages d'un domestique. Hausser les impôts. Hausser le prix du pain.
  Hausser la monnaie, le prix des monnaies, En augmenter la valeur numéraire.
  HAUSSER, est aussi verbe neutre, et signifie, Devenir ou être plus haut. La rivière a haussé cette nuit.
  Avoir une épaule qui hausse, Avoir une épaule plus haute que l'autre.
 Fig. et fam., Hausser d'un cran, se dit De certaines choses qui augmentent d'une très-petite quantité. Sa fortune, son crédit n'a pas haussé d'un cran.
  HAUSSER neutre, se dit figurément, Des choses dont la valeur, dont le prix augmente. Le prix du blé a bien haussé. Le change hausse. Les actions haussent. Le cours du change, des actions, de la rente a haussé depuis quelques jours.
  HAUSSÉ, ÉE. participe, Il se dit, en termes de Blason, Du chevron et de la fasce, quand ils sont placés plus haut qu'à l'ordinaire.
  (On écrit aussi, et même plus ordinairement, Aussière.) Cordage qui est composé de trois ou quatre torons, et dont la grosseur varie de trois à six pouces. L'haussière s'emploie spécialement pour le touage, l'évitage et l'amarrage des navires.