RESTITUER
v. a.
- Rendre ce qui a été pris, ou ce qui est possédé indûment, injustement. Restituer le bien d'autrui. Je le forcerai bien à me restituer ce qu'il m'a pris. Il a été condamné par arrêt à restituer cette somme et tous les intérêts, à restituer tous les fruits de cette terre.
- Il s'emploie quelquefois absolument. Il ne sert de rien de confesser son larcin, si l'on ne restitue.
- Restituer l'honneur à quelqu'un, Lui rendre l'honneur, rétablir, réparer son honneur. Peut-il lui restituer l'honneur qu'il lui a ôté ? Cet arrêt lui a restitué l'honneur.
- RESTITUER, signifie aussi, Rétablir, remettre une chose en son premier état. On l'emploie surtout en parlant De textes anciens. Restituer un texte. Restituer un passage de quelque auteur. Il a restitué fort heureusement plusieurs passages de Tacite, de Tite-Live, d'Aristophane, etc. Je voudrais savoir comment il a restitué ce passage.
- En termes d'Archit., Restituer un monument, un édifice, Faire la représentation d'un monument, d'un édifice entièrement détruit. Ce monument a été restitué d'après la description des anciens écrivains.
- RESTITUER, en termes de Palais, signifie, Remettre une personne dans l'état où elle était avant un acte ou un jugement qui est annulé. Il a obtenu un jugement qui le restitue en entier. Se faire restituer contre son obligation, contre sa promesse. Se pourvoir par requête civile pour être restitué contre un jugement.
- RESTITUÉ, ÉE. participe, Somme restituée.
- Les lieux donnés à loyer doivent être restitués par le locataire tels qu'il les a reçus, Ils doivent être remis, rétablis et rendus dans le même état.
- En termes de Numismatique, Médaille restituée. Voyez RESTITUTION.
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