TRIOMPHE
s. m.
- Honneur accordé chez les Romains à des généraux d'armée après de grandes victoires, et qui consistait à faire un entrée pompeuse et solennelle dans Rome. Le sénat lui décerna le triomphe, les honneurs du triomphe. Char de triomphe. La pompe d'un triomphe. Arc de triomphe.
- Mener des captifs en triomphe, Les mener chargés de chaînes, après le char du triomphateur. Cléopâtre se donna la mort pour éviter d'être menée en triomphe.
- Porter quelqu'un en triomphe, Le soulever de terre, le porter sur les bras pour lui faire honneur, pour lui témoigner la joie qu'on a de le voir. Le prince, à son retour de l'armée, fut porté en triomphe jusque dans son palais.
- Son entrée fut un triomphe, un véritable triomphe, On l'accueillit, à son entrée dans la ville, avec de grandes démonstrations de joie, de respect, etc.
- TRIOMPHE, se dit aussi Des victoires, des grands succès militaires. Les triomphes de ce prince. Les triomphes d'Alexandre.
- Il se dit encore Des succès éclatants qu'on obtient dans les lettres, dans les arts ; et, en général, de Tout avantage signalé qu'on obtient sur quelqu'un. J'ai assisté à votre triomphe. J'ai été témoin de votre triomphe. J'ai bien joui de votre triomphe. Son triomphe est d'autant plus glorieux, que ses rivaux étaient fort redoutables. C'est un beau triomphe.
- C'est son triomphe, se dit D'une chose où quelqu'un excelle, où il réussit particulièrement. Ce rôle est le triomphe de tel acteur.
- Fig., Le triomphe de la vertu, le triomphe de la vérité, etc., Les victoires que la vertu, que la vérité remportent sur le vice, sur l'erreur, etc.
- Poét., Le triomphe de l'amour, le triomphe de la beauté, Les grands effets de l'amour, de la beauté. On dit quelquefois, dans un sens analogue, Le triomphe de l'éloquence.
- Jour de triomphe, Jour marqué par quelque événement glorieux, par quelque grand avantage qu'on a remporté sur ses ennemis ou sur ses rivaux. Ce fut pour lui un jour de triomphe.
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