VÊTIR
v. a.
- (Je vêts, tu vêts, il vêt ; nous vêtons, vous vêtez, ils vêtent. Je vêtais. Je vêtis. J'ai vêtu. Je vêtirai. Vêts ; vêtons, vêtez. Que je vête. Que je vêtisse. Vêtant. Le singulier du présent de l'indicatif et l'impératif ne sont guère usités.) Habiller, donner des habits à quelqu'un. C'est une des oeuvres de miséricorde de vêtir les pauvres, de vêtir les nus. À son enterrement, on a vêtu douze pauvres. Il est obligé de nourrir et de vêtir ses enfants.
- Vêtir un enfant, Lui donner sa première robe. Cet enfant devient fort, il est temps de le vêtir. Cette manière de parler est peu usitée.
- Vêtir une robe, une soutane, une camisole, etc., Mettre sur soi une robe, une soutane, une camisole, etc.
- VÊTIR, s'emploie plus ordinairement avec le pronom personnel, et signifie, Mettre son habillement sur soi, s'habiller. Il est longtemps à se vêtir. Vêtez-vous promptement. Vous vous êtes vêtu trop légèrement pour la saison. Que ne vous vêtez-vous mieux ? Il faut se vêtir selon son état.
- Se vêtir à la française, à la turque, etc., Suivre la mode des Français, des Turcs, etc., dans ses habillements.
- VÊTU, UE. participe, Vous voilà bien vêtu pour votre hiver. Vous voilà bien vêtu, mal vêtu. Vous êtes richement vêtue, vêtue chaudement.
- Il se dit particulièrement en parlant Des habits de dignité. Le roi était vêtu de ses habits royaux.
- L'oignon est fort vêtu cette année, Ses enveloppes sont plus épaisses et plus nombreuses qu'à l'ordinaire. Les jardiniers disent proverbialement, Quand l'oignon est fort vêtu, c'est signe de grand hiver.
- Prov., Être vêtu comme un oignon, Avoir plusieurs vêtements l'un sur l'autre.
- (On prononce Véto.) Mot emprunté du latin, qui signifie, Je m'oppose, j'empêche. C'était la formule qu'employait à Rome tout tribun du peuple, lorsqu'il s'opposait aux décrets du sénat, ou aux actes des magistrats. Cette formule s'était conservée dans les diètes de Pologne, où chaque nonce pouvait, en la prononçant, arrêter toute délibération législative. On l'emploie aujourd'hui, en parlant De certains gouvernements, pour exprimer Le refus que fait le roi ou chef de l'État, de sanctionner une loi proposée ou adoptée par le parlement, par les chambres. En Angleterre, le roi a le veto, le droit de veto. Le roi a mis le veto, son veto à cette loi. Il a usé de son veto en cette occasion.
- Veto absolu, veto suspensif, La faculté de refuser à un acte législatif le caractère de loi, ou pour toujours, ou pour un temps limité.
- Par extension, Chaque chambre a le veto sur l'autre, A le droit de refuser un projet proposé ou approuvé par l'autre chambre.
- Fig. et fam., J'y mets mon veto, Je m'oppose à cela.
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